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théâtre - Page 3

  • Marguerite ne tousse plus...

    ...elle caquette; dans un poulailler avec quelques cocottes qu'elle a bien connues; avec des vraies poules; de la volaille; et les copines de Marguerite se roulent dans la paille en gloussant des débuts d'orgasme.

    Armand Duval lui, (Jean-Damien Barbin) sort des toilettes, le pantalon sur les chevilles, étirant le rouleau de PQ  à la main, en criant :" c'est ça la littérature"...Une vingtaine seulement de représentations, de" la dame aux camélias", D'Alexandre Dumas fils, mâtiné Muller et Georges Bataille, sur du Sardou (Michel!);

    Dans une mise en scène du trublion de l'est, Franz Castorf;comme disait Jean Cocteau à la sortie du soulier de satin, interminable :"Heureusement qu'il n' y avait pas la paire"! là, heureusement qu'il n' y avait pas le père...les deux Dumas se seraient retournés dans leur tombe.

    Un spectacle foutrac, provocateur, ou voulu comme tel; et tout est noir; nous sommes au delà du terrorisme des metteurs en scène; l'avant-garde, c'est du passé...

    Désolant; rarement une salle, abonnés de L'Odéon, les mêmes que ceux de la comédie française, a été autant sidérée, dans un silence glacé quand la lumière revint.

    Juste avant l'entracte, un instant presque drôle: une (vraie) cantatrice ébauche l'air de la Traviata en compagnie d'une poule!

    Les profs de lettres classiques quittent la salle à l'entracte, où on a l'impression de n'avoir rien vu;

    Un comble; dans un décor de tournette qui a dû coûté très cher, un côté bidon-ville, l'autre boîte de nuit; faut voir Marguerite( excellente Jeanne Balibar) se trémousser sur la chanson "les feuilles mortes"; (elle a fait de la danse classique)...sous les photos de Berlusconi et de Khadafi!

    D'Hitler et de Mussolini; l'humanité vue par Castorf; sans espoir.

    ça éructe, ça pisse, ça vocifère, et propose de descendre au métro Bobigny; avant de poser la tête dans le four, avec la recette du poulet sauce suprême; et ça dure près de quatre heures!

    Ce dimanche en matinée, le public était anéanti; même les inconditionnels de Monsieur Olivier Py.

    Un pote à Py, Franz Castorf;

    Sans plus d'analyse politique et philosophique, un coup, (coût) pour rien...

    Miss Balibar a défendu ce triste spectacle en criant: "c'est ça le théâtre", d'ajouter que le théâtre est fait pour bousculer les consciences endormies...comme pour réaffirmer que le public parisien est le plus constipé; c'est dans le ton...

    Est-ce une raison pour le mépriser, ce public?

  • Le théâtre est en deuil...

    " Dites-moi, mon bon,Antuaneuu, quel âaage meu donnez-vous?"!

    Eh bien nous en parlions avec Firmin; lui disait 34 et moi, 37, 38 pas plus!

    C'est vous qui étiez dans le vrrrrai!!"

    "Le sexe faible", d'Edouard Bourdet, avec la grande des grandes dans le rôle de la baronne russe et nymphomane.!

    Et Les amoureux du théâtre se joindront à moi, j'en suis sûr, pour rendre un hommage ému à une des plus grandes, qui vient de disparâitre à l âge de 87 ans;

    Mademoiselle Denise Gence; nous l'attendions (nous les fans inconditionnels) pour sa dernière apparition en 2010, une lecture au studio de la comédie française, un mardi,  à midi; elle avait annulé, déjà très souffrante;

    Dès que Denise Gence entrait en scène, la salle retenait son souffle; une des rares qui "habitait" les planches; elle n'avait pas sa pareille pour "respirer" un texte de sa voix rauque et accrochante;

    Elle a tout joué ; tous les registres; ;aussi égale chez Feydeau que chez Ionesco ou Beckett; Claudel, Genêt; et bien sûr, le patron Jean-Baptiste, comme elle l'appelait; le cinéma l'a boudée; pourquoi? (remarquée, en 57 dans "Pot Bouille" de J.Duvivier.)

    Beckett: Oh les beaux jours: quelle Winnie! plongée dans la terre jusqu'au cou, son petit chapeau sur l'oeil, on était bouleversé dès la première réplique; on en oubliait la créatrice: Madeleine Renaud.

    Et madame Petitpont; "de la dame" celle qui croit aux apparitions; et la soeur incestueuse d'un nazi dans "avant la retraite" de Tomas Bernhart; Ionesco, les chaises, avec Pierre Dux;  Goldoni; "la trilogie de la villégiature", la fameuse scène avec Françoise Seigner, autre grande.

    125 rôles! une femme intègre, sans concession, dans la vie, comme en politique; elle a claqué la porte du théâtre Français après 40 années, (de 1946à 1986) parce que Jean Le Poulain venait d'être nommé administrateur.

    Divergence politicienne( entre autres); car aux dires de certains qui y ont effectué un cours passage: le français, c'est la maison des Atrides!

    A Le Poulain: elle ne lui adressait jamais la parole entre les répliques! géniaux, ces deux-là, dans la dame de chez maxim's.

    Elle appartenait à cette génération de grands comédiens de la comédie française; l'ère Charon/Hirsch; elle a joué avec chacun d'eux; Boudet, Piat, Duchaussoy, Seigner, Sereys, Dhérant, Aumont, Samie, Hiegel, Gaudeau (chère Yvonne et son rire métallique);Et tant d'autres.

    De grandes comédiennes, et aussi des femmes peu aimables qui ne répondaient pas à votre salut, quand vous les croisiez dans les couloirs de la grande maison; là, où même Raimu a passé deux années!

    Ah miss Gence; j'ai eu le bonheur d'obtenir un autographe ...dans le métro! elle jouait "avant la retraite" à la colline; je la revois dans le couloir du métro Gambetta, son couffin à la main, emmitouflée dans une cap;  elle a signé "Gence" Pont!  Une "Célestine" si attachante, petite fille tourmentée et perverse;

    Géniale; avec quelques autres, (Melles Darrieux, Moreau, Robinson, Flon) elle avait l'aura en plus; elle s'emparait du public sans besoin de tirer la couverture.'(ils étaient mauvais ce soir, mais je les ai eus quand même!)

    De la petite fille à sucettes dans "en passant par les nuages" de Billetdoux, jusqu'à la vieille dame que les enfants plaçaient en maison de retraite, sa dernière apparition sur scène en 2002 au vieux Colombier; je n'ai jamais raté Mademoiselle Gence, pour moi : LA plus grande!

    Reposez en paix chère Denise Gence, qu'il vous soit remercié des émotions rares intenses; sans vous plus jamais ressenties..

  • Le donneur de bain.

    "Le donneur de bain"; la nouvelle pièce d'une auteure canadienne Dorine Hollier, au théâtre Marigny...

    Au dix-neuvième siècle, les bourgeois s'ennuyaient et avaient recours au service d'un donneur de bain qui armé d'une clochette, qui apostrophait la foule dans les rues comme un rémouleur; il donnait des bains avec des huiles et des onguents, prétexte à toutes sortes de "confidences"...

    Une belle idée et...un ennui mortel qui va durer plus de deux heures! les fauteuils clairsemés claquent un peu avant la fin..

    On aurait aimé que l'auteure fasse une recherche srtictement historique, ce qui aurait pu être très intéressant; (on pense à la jolie pièce de Michel Lengliney "Etat critique" ).

    Au lieu de ce salmigondis bavard et redondant sur une soi disant étude philosophi-analytico prétentieuse, où le public attend qu'il se passe quelque chose;

    La solitude, cette différenciation humaine, morpho-psycho cocacolesque: la femme, par qui le maheur arrive, maman et putain: ! comme c'est nouveau! tout est dit après une demi-heure de spectacle!une heure et demie plus tard, on n'a pas compris les intentions de l'auteure...

    La mise en scène de Dan Jemmett, habitué de la salle Richelieu, alourdit encore (mais quelle mise en scène avec un tel texte?) sur un manège qui tourne avec une musique de limonaire; avec le crise dans le monde du théâtre, on se demande comment un privé peut se permettre un décor aussi coûteux...une tournette hydrolique!

    On pense à "la ronde" la pièce de Schintzler, portée au cinéma par Max Ophuls...

    Quant aux acteurs, ils sont tous mal à l'aise, à l'exception de Bruno Wolkowitch barbouillé de blanc; la jolie Barbara Schulz crie, s'agite, ne parvient pas à intéresser...et ce grand comédien, Charles Berling en donneur de bain, misanthrope impuissant, reste en dehors du rôle, il s'ennuie et cela se voit; le malheureux Alain Pralon: trente ans de comédie française pour venir aboyer ici! 

    Oui, seul Bruno Wolkowitch parvient à émouvoir et donner de l'épaisseur à son personnage, cobaye de son propre laboratoire, pauvre Quasimodo trahit par une Esmeralda perverse.

    Une pièce noire qui finit par un "je vous aime": c'est très insuffisant!

    Un spectacle pour subventionné, là où on se rend pour être plus intelligent en sortant...

    Une première pièce éreintée par la critique( un tollé au masque et la plume); une première pièce mais sans doute pas la dernière...

  • Un peu de romantisme...

    En cette fin d'année bien morose et enneigée (même les éléments sont contre nous!) il faut aller voir (s'il n'y a pas de RER, en taxi, pas en voiture, il n'y a pas de parking!)le magnifique spectacle donné à lOdéon- ateliers Berthier jusqu'au 31 décembre,"La petite Catherine D'Heilbronn" de Von Kleist dans une superbe mise en scène d'André Engel...

    Du théâtre romantique qu'il faut "écouter";  le texte, un peu long et répétitif passe bien dans un très beau décor et des lumières subtiles d'André Diot, un des meillleurs "lumière" des subventionnés;

    Illusion, onirisme, hystérie, la synthése du personnage principale interprété ici magistralement par Julie-Marie Parmentier, aux côtés d'excellents comédiens dont Jérôme Kircher dans le rôle du conte; ces deux-là s'étaient déjà rencontrés dans ce beau texte d'Horwath" le jugement dernier " même lieu en 2003 sous la direction du même Engel;

    Engel nous entraîne dans les ténèbres et le mystère de l'amour, fantasmé pour le conte rêvé pour Catherine, la passion illusoire pour laquelle il n y a point de salut...

    Au beau milieu de l'incendie où la maison s'écroule, métaphore de la brûlure d'un coeur meurtri, la rêveuse s'en sort tel un ange, et portera à jamais la plaie ouverte de l'amour...

    Superbe spectacle assez rare pour insister(...)

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