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Film - Page 4

  • Io sono l'amore...

    "Amore" film italien de Luca Guadagnino (qui est-ce?) titre original "Io sono l'amore": je suis l'amour.

    Le titre est aussi prétentieux que le film; un scénario tout mince étiré jusqu'à satiété (2h); un sous Visconti pour roman photo:c'est la première scène de l'anniversaire du nono (Gabriele Ferzetti 85 ans, ex grand acteur de Pasolini et Visconti)

    Une fille de restaurateur a épousé un riche industriel milanais, elle est triste, s'attend à tout et surtout au pire...

    Une fille lesbienne, un mari intolérant, et voilà que notre héroïne tombe amoureuse d'un cuisinier!(on est tellement bien entre nous!) ; deux heures pour nous expliquer à grands coups de caméra chichiteuse, qu'elle se tape le cuistot à la place de son fils

    La scène la plus ridicule, c'est tout de même la partie de jambes en l'air dans les prés parmi les libéllules et les abeilles, qui butinent juqu'à l'orgasme, filmé au plus près des corps;

    Le film tient par la belle interprétation de Tilda Swinton, affublée d'une mère qui fait aussi jeune qu'elle(la malheureuse Marisa Berenson, tellement liftée qu'on dirait un croisement d' E.T et de feue Alice Sapritch!)

    La fin est prévisible, toute culpabilité se paie; quand elle avoue à son mari qu'elle aime son prolo d'amant, il lui répond " non essisti"

    Tu n'existes pas;

    Le film non plus...

     

  • Notre jour viendra.

    De Romain Gavras, fils de, qui dit quelque part qu'il fait du cinéma sur un monde qu'il ne comprend pas...lui, le bien né...c'est sans doute pour cela que son film ne convainc pas.

    Rémy (Olivier Barthélémy, bien) décide de s'enfuir de chez lui après avoir fait violence sur sa mère; il est pris en voiture par un psy dépressif(Vincent Cassel qui en a vu d'autres!) et partent ensemble pour un road-movie improbable;

    Ici tout est triste, gris et sans espoir; ce qui rapproche les deux hommes c'est qu'ils sont roux! c'est pour eux largement suffisant pour foutre le cirque dans le grand cirque ambiant; on est face au piège des communautés, du trouble identitaire, des repères effondrés; même rasés, ils n'iront pas là où ils veulent; mais où d'abord?

    Si Romain Gavras pense déranger en voulant nous prouver qu'un psy est un homme comme un autre, pervers, manipulateur et manipulé, il ne convaincra pas les officionados de la psychanalyse!

     Le mal être sociétal est prêt à se tourner vers toutes sortes de charlatans qui envahissent le net...

    Le ton est volontiers plus provocateur qu'une oeuvre sur fond de documentaire sociologique;

    C'est vrai qu'on pense un peu ""aux valseuses", mais n'est pas Bertrand Blier qui veut,  avec son ton unique, sa force d'écriture et sa narration poetique; ici, on n'est plus dans une ambiance à la Philippe Djan.

    Et dans une scène déterminante, quand Cassel se masturbe dans un jacouzie face à une femme paralysée, Romain Gavras nous montre lourdement que  le plaisir, si tant est qu'il existe, est décidément solitaire;

    Quant au bonheur, il faut sans doute s'élever dans les airs par tous les moyens pour essayer de l'atteindre , même quand il est trop tard;

    Au final, la copie est médiocre; Romain Gavras devra donc s'appliquer, et alors peut-être que son jour viendra...

     

  • Des hommes et des Dieux...

    De Xavier Beauvois; grand prix du jury à Cannes cette année...

    Inspiré d'une histoire vraie: En 1996, sept moines de Tibhirine, en Algérie, sont tués et décapités, dans leur monastère D'Atlas; jusqu'à ce jour, les auteurs de ce carnage n'ont pas été identifiés;

    Sur le plan strictement cinémathographique, voilà un beau film; une mise en scène quasi théâtrale, serrée, un peu académique, servie par une chef-op de talent (Caroline Champetier) et par d'excellents acteurs;

    Au delà de l'anecdote, le sujet est le doute, le doute de l'homme envers...l'homme et la foi; et c'est ce qui peut déranger au titre personnel de sa propre foi ou de son absence: un sacrfice qui ne serait que de la bonne conscience...

    Quel arrogance en effet, au non du divin, pour le frère supérieur(...) frère Christian (Lambert Wilson inspiré) de décréter seul que ces moines ne quitteront pas ce lieu où ils sont menacés...

    Faut-il donner sa vie jusqu'à la mort consciente au nom de Dieu?...fuir la vie enveloppé dans un uniforme, pour pouvoir continuer à vivre...c'est écrit nulle part dans la bible...

    L'histoire de l'humanité est une histoire d'horreur, les guerres de religion en témoignent, ainsi que le silence assourdissant de l'église durant la seconce guerre mondiale;

    Oui un film sur le doute, jusqu'à la scène (un peu mélo)et qui détruit un peu le mystère, où frère Luc ouvre deux bouteilles de vin, sur du Tchaïkowski;  là, ils savent qu'ils vont tous mourir...disparaître dans la neige et le brouillard de l'image ultime: un chemin de croix;

    A voir, tout en rendant un hommage à notre Chacha national, le grand Claude Chabrol.

  • Le bruit des glaçons...

    Ou comment emmener son cancer en bâteau...

    C'est le dernier Blier; avec une bonne idée de départ, donner un contre-emploi à Jean Dujardin, pourtant très loin de l'univers de Bertrand Blier;

    Dujardin Jean ne s'en sort pas mal, contre toute attente; faut dire qu'il a un partenaire farouchement ennemi puisqu'il s'agit...de son cancer qui lui rend visite( Albert Dupontel parfait,) plus proche de ce ton si singulier et noir auquel Blier nous a habitué...

    On dira qu'il a fait le même film depuis ce coup de génie que fût "les valseuses" en 1974; c'est le piège de ce ton si personnel.

    Ah ce ton provoc, iconoclaste et à l'époque dévastateur, bousculant les mièvreries à la Sautet, jetant aux orties le ciné de papa Gabin; à qui Blier avait proposer un rôle...mais trop cher le patriarche!

    Charles (J.Dujardin ) est écrivain et alcoolique; alcoolique, surtout; il vit dans une elle maison avec une bonne, Luisa (épatante Anne Alvaro), et une "petite pute", russe; (Audrey Dana): ah la légende mysogine de Blier!

    Un matin, l'écrivain en vaine d'inspiration, reçoit donc la visite de son cancer, Luisa, elle, ne tardera pas à recevoir le sien (Divine Myriam Boyer).

    Du Blier pur sucre; l'urgence de vie en attendant la faûcheuse qui l'a tenaillé tout au long de son oeuvre( son meilleur, pour moi, 'trop belle pour toi')

    Une fulgurance d'écriture, le coup de poing nécessaire, le mot qui fait mouche...très écrit.

    Noir, noir; cependant avec quelques jolis moments de tendresse auquels Blier nous a peu habitués; une belle scène avec son fils (Emile Berling).

    Pourtant quelque chose ne fonctionne pas...ça dure, ça dure, et pourtant seulement 1H30: paradoxe pour les inconditionnels, sans doute...le film de trop?

    Meilleur toutefois que ses trois derniers, où là, avec une fin clin d'oeil.

    Attendons sa seconde pièce,(la première "les côtelettes")  au théâtre Antoine en septembre, '"Désolé pour la moquette" , avec Anny Duperrey et Myraim Boyer.

     

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