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Film - Page 3

  • Deuil à l'hôtel du Nord...

    Atmosphère? Oui, elle avait une gueule d'atmosphère,  le cinéma est en deuil; la doyenne des actrices est morte; elle allait avoir...101 ans! le 8 octobre prochain.

    Paulette Dubost; la Ginette d'Hotel du Nord, le film de Marcel Carné de 1938, d'après le roman d'Eugène Dabit, avec les dialogues du génial Henri Jeanson; la dernière survivante de ce chef d'oeuvre.

    La Lisette de la règle du jeu et la madame Diogène de Viva Maria; plus de  150 films , une cinquantaine de télé- films et une vingtaine de pièces de théâtre;

    Elle a tourné avec les plus grands comédiens, et metteurs en scène; un des grands seconds rôles, avec Jane Marken, Jeanne Fuzier-gir, Pauline Carton;  etc;  pour les femmes, Julien Carette, Pierre Larquey , Noël Roquevert ,etc,  pour les hommes.

    Avec la mort de Paulette Dubost, c'est toute une époque qui disparaît; l'ère des plus grands scénarii. et Jacques Prévert à l'écriture.

    Miss Dubost a toujours dit qu'elle n'avait pas aimé ce métier; elle ne supportait pas de" poiroter des plombes debout avant qu' un type vous prenne en photo" disait-elle avec la gouaille d' Arletty, sa pote... le mot de Jouvet:" le plus difficile au cinma est de trouver une chaise"!

    L'automne est dangereux pour les personnes âgées.

    Prenez soin de vous, mesdemoiselles Delair, Darrieux, Morgan, Presle, respectivement, 95, 94, 90, 89 ans;

    Une atmosphère; du cinéma où les actrices se réveillaient maquillées à la truelle! et on y croyait.

    Elles nous faisaient rêver;

    Miss Darrieux dansant dans les bras De Vittorio de Sica, dans" madame De"...le chef d'oeuvre de Max Ophuls;

    Avec des chefs -op géniaux comme Christian Matras, Raymond Voinquel: les grands du noir et blanc.

    le bonheur des cinéphiles...

     

  • Happy End...

    Reste à trouver le titre...du prochain film qui se tournera l'année prochaine à Hollywood;

    Pour l'occasion, on va rouvrir les studios de la Goldwyn Mayer, le lion va rugir à nouveau:le lion est mort, vive le lion.

    C'est que scénario est en béton;

    Le peech, pour faire branché;

    Un prince d'un pays imaginaire s'arrête un soir dans un grand hôtel de New-York; épuisé, il demande un double wiskhy; en attendant il prend une douche, avec un gel parfumé à l'essence de Sinclair, une plante rare dont on extrait une essence riche, qui pénètre bien les pores (R. E. S ).  Il ne mousse pas, mais il est très relaxant...

    On frappe à la porte; une femme de chambre lui dépose un plateau sur le lit défait ; le prince sort de la salle de bain en marbre rose,(lui aussi); le peignoir est ouvert sur des perspectives d'avenir...

    Deux heures plus tard, le spectateur assiste à un revirement: un remake de la belle et le clochard; la belle a le soutien -gorge rembourré, et le clochard rentre en vol law cost...

    Le choix de metteur en scène est déterminant, car le traitement du scénario dépend du pilote;

    Lars van triers, Wim Wenders ou Jean-Pierre Mocky?

    Qui, pour le rôle principal? De Niro, Nicholson, Al Pacino,(Clint Eastwood, peut-être un peu âgé) Gégé Depardieu serait bien...; pour les rôles des femmes, il n' y a que l'embarras du choix...(pas Julia Roberts, elle est vraiment trop chère);  Miss Tautou, pour la femme de chambre; son dernier rôle, puisqu'elle prétend vouloir arrêter...dans le rôle de la princesse...elle-même.

    Un thriller psychologique; du sexe, des scènes hots, du fric, des coups tordus; des anciens amis, des nouveaux ennemis: les mêmes évidemment; un film déconseillé aux moins de dix ans...

    Tabac assuré; avec tabatières en or...

    Les scénaristes français reprendront le sujet en épisodes...

    Et plus belle sera la vie...

     

  • Une nostalgie...

    Celle du cinéma italien; moribond...mort?

    Au pays des grands enfants, dirigé par un vieux loup libertin qui passe son temps à faire des doigts d'honneur à ses contemporains, le seul membre qu'il peut encore bouger; avec en corrolaire, un presque centenaire, cinéaste génial qui saute par la fenêtre d'un hôpital de Rome, parce que son cancer tardait à le faire mourir...

    Un scénario classique de ce cinéma de génie, le plus grand pour les amoureux et les italianistes; un cinéma qui se moque de ceux qu'il dépeint ; un second degré qui manque furieusement au cinéma français.

    Mario Monicelli était le dernier grand, prince de la comédie à l'italienne, pour qui aime ce cinéma qui tient du génie;

    1958 "I soliti ignoti", le pigeon, nous faisait découvrir un des plus grands acteurs, Vittorio Gasmann; et l'incroyable Toto, qui était un noble!

    La peinture d'une société toujours décadente, cynique et terriblement drôle; un chef d'oeuvre?

    Brutti, sporchi, cattivi", affreux, sales et méchants; D'Ettore Scola, 1976, avec un Nino Manfredi prodigieux, qui décrocha un prix à Cannes;

    Ettore Scola, le metteur en scène, entre autres, de journée particulière et de passion d'amour; et tous les grands acteurs italiens sont morts; Mastroïanni, Tognazzi, Sordi, Gasmann, Manfredi, les femmes, Mangano, Valli; etc et peu de relève..

    On peut regretter que ce cinéma soit mort; ou quasiment; quelques petits nouveaux acceptent l'argent du cavaliere... de Pasolini à Fellini, et les grands classiques des comédies à l'italienne ; Mastroïanni, Loren, et un pur bonheur de 1963, "Signore signori," de Pietro Germi...

    Ah Nostalgie; heureusement tout est sorti, ou presque en DVD ; des beaux cadeaux pour Noël.

     

  • Les petits mouchoirs...

    ...A jeter, absolument!

    Voila tout à fait un film français dans l'air du temps: il suffit qu'un apprenti cinéaste fasse un succès et une production lui trouve une somme importante pour qu'il renouvelle l'expérience;

    Pour cela, il faut un scénario qui tienne la route, et surtout modérer ses prétentions sur la longueur( 2H34!) quand précisément le scénario n'existe pas;

    Monsieur Guillaume Canet nous refait le coup de la bande de copains jeunes quadras, avec une caricature individuelle très appuyée...le parano winner, le beubeu ado attardé, le beauf graveleux, et le gentil qui doute de son orientation sexuelle(OH là!) quant aux femmes, elles n'existent pas, ou sont des mégères!

    "Je coucherai pas avec toi, mais je peux te sucer si tu veux!" dialogue subtil dans la bouche(...) de mademoiselle Cotillard...

    Comment ces copains-là peuvent-ils partir en vacances pendant qu'un des leurs( pauvre Dujardin) est à l'hôpital après un grave accident de moto? dilemme!

    Prétention philosophique de café du commerce, sur la solidarité qui fout le camp; et les rapports hommes -femmes sont traités si lourdement que même les bronzés faisaient dans la dentelle!

    Ce n'est pas parce que Mr Canet dispose en plus d'un casting bankable, qu'il donne quelque chose à jouer; tout est épais, consternant, répétitif, et ne parlons pas des dialogues branchés...(le mot putain à chaque phrase);

    Et l'acteur fétiche sait bien qu'il est dans une galère; François Cluzet cabotine, avec des scènes à répétitions, (ah les fouines qui empêchent de dormir ce psychorigide friqué, ouaf ouaf!)

     Une certaine France au club med (il fait beau au Cap-ferret) avec des prétentions pédagogiques: voilà ce film de plus de deux heures trente! sans oublier le pathos de fin...

    Refaire l'esprit splendide à gros budget, c'est navrant...gageons que cette longue péllicule va s'offrir au moins ses deux millions d'entrées...

    Je sais que c'est l'avis d'un pisse-vinaigre abonné à Télérama, mais c'est le mien!

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