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  • La gueule de l'emploi...

    On peut raisonnablement diviser l'humanité en deux parties distinctes; les battants et les timorés; les loosers et les winners, pour employer des anglicismes à la mode; et pire, si on veut faire dans le graveleux!

    Notre tête est inscrite instinctivement dans l'inconscient collectif; et individuellement, l'autre qui vous croise sait, toujours inconsciemment, s'il peut vous aborder sans risque: c'est pas pour me vanter, mais, moi, je fais partie de ceux-là!

    Parce que, moi,  si on me demande l'heure, j'ai une tête à donner ma montre!

    J'en fais presque chaque jour l'expérience; trois quidams marchent sur le trottoir, un autre arrive en face, c'est à moi qu'on demande son chemin ou un euro, quand on ne me l'exige pas( l'euro, pas le chemin!) c'est comme ça!

    Mieux j'ai même prévu un budget de 'tronche de l'emploi'! un budget S D F , nouveau pauvre, crédit pécuniaire, mais aussi crédit gentillesse (con, quoi!) pour les égarés dans la grande cité.

    Pourquoi je vous raconte ça, mes frères? parce que le comble est arrivé: un jour de grève aux abords d une gare, là où Sumo, le chien mordant de Chirac finirait en merguez, une vieille dame m'aborde et me demande s'il y aurait un R E R pour Tremblay en France!! à moi, qui n'a jamais été plus loin que la porte Maillot!

    Pas su lui répondre, à mamie! j'en Tremblais de honte!!

    Promis je ne recommencerai plus: quand on a la gueule de l'emploi, on s'applique; ah mais!

  • C'est la faute à la télé...

    ...Disaient les commères, chez le boucher ou chez la crèmière; comme le mauvais temps dû aux spootniks! fini les commérages aujourd'hui; peut-on le regretter? pourquoi pas?... au moins pour le mérite du relationnel, de l'interaction qui ont fait place à un individualisme et à la suspicion ambiants...

    Les brèves de comptoir, "le bon sens populaire" sont montrées au théâtre comme une fiction...et la fiction est dépassée par la réalité; la faute à la télé...? la banalisation de l'information vers la confusion des genres;  tout est dans tout, et réciproquement!

    Un ancien commissaire s'improvise, assez habilement d'ailleurs, réalisateur de fictions, inspirées de son expérience professionnelle( Olivier Marchal, par exemple)...de quoi troubler les esprits fragiles:

    Ce jeune convoyeur de la Brinks...qui a planté là, le camion, et s'est fait la belle avec...11 millions d'euros!

    Synopsis de départ, bien mince pour une fiction, mais c'est bien la réalité incroyable: comment a-t-il réussi ce coup? on nous dit qu'à partir d'une certaine somme, les convoyeurs de fonds doivent être deux; comment a- t- il pu détourner l'attention? laxisme des services concernés?

    Huit ans de "bons et loyaux services à transporter tout ce fric; même pour un élément bien noté, c'est tentant; mais, ce n'est pas parce qu'on est armurier qu'on doit tuer sa concierge...(en voie de disparition elle aussi)!

    Il touchait 2000 euros par mois, avait dix comptes en banque et possédait une belle voiture(volée) très très chère...

    Alors docteur? qu'est-ce? Un petit garçon seul laissé devant la télé et les jeux vidéos, devenu psychopathe quelque peu suicidaire (pléonasme?)...haut les mains peau de lapin, pan pan t'es mort...on dira que t'es mort...pourquoi tu ne joues plus avec moi?

    Puis il a grandi, avec une insonscience dissimulée par le désir de s'identifier à un héros, à se "réaliser" dans un monde ou les moyens médiatiques révèlent le malaise sociétal grandissant ;

    48 sacs: comment les a- t -il transportés sans une complicité?...comment écouler ces billets? le scénario était mal construit et notre bonhomme une toute petite chance de concrètiser son "rêve"...

    Et la chasse à l'homme commence...cela va-t-il durer aussi longtemps que l' affaire Tréber? ce garde forestier qui nargue les forces de police..cette police longtemps ridiculisée dans les fictions...

     

  • Gaffe aux portables...

    L'histoire se passe à Cheng Dhu; une histoire vraie; c'est Feydeau en Chine: un amant surpris dans le lit conjugal par le mari, s enfuit sur le balcon tout nu, et se retrouve sur l'aérateur fixé au mur...!

    Un passant prend une photo avec son portable, et l'homme rit...jaune; tandis que le mari hurle sa déconvenue avec vue directe sur l'objet du délit... qui justifie peut-être la présence à sa place dans le lit...chez les chinois tout est proportionnel, mais c'est sans doute une idée reçue!

    En outre, on ne précise pas la température...

    L'adultère est une situation vieille comme le monde, le théâtre de boulevard a fait rire des générations; le mari dans le placard, c'est rigolo!

    Un jour, c'est arrivé à un homme qui avait l' habitude de rendre visite à sa maîtresse en guettant le départ du mari le matin pour son travail; ce matin-là, le cocu a oublié un dossier; il remonte rapidement, et se retrouve nez à nez avec son rival dans le vestibule, et selon la formule consacrée, est dans le plus simple appareil...

    L'amant s'enfuit et la porte se referme! une situation vaudevillesque mais quand on la vit, elle doit être bien embarrassante, malgré le côté cocasse; stoïque, notre homme frappe à la porte d'en face, et c'est un couple ...de gays qui lui ouvre!!

    Va-t-on lui proposer tout simplement un pantalon, ou va-t-il subir la punition suprême? de quoi vous révéler tardivement des désirs enfouis...on n'a jamais su le fin mot de l'histoire.

    On peut cependant supposer que le mari ne l'a pas poursuivi jusque là: il connaissait ses voisins...

     

  • ces fous qui nous soignent

    Il est gradé dans l'armée américaine; il est caractériel, atrabilaire, mal noté et notoirement trublion; il est militaire ET psychiatre; deux tares; surtout la seconde!

    Sa hiérarchie avait prévu de l'expédier...ailleurs, en zone dangereuse; il refuse, et pète un plomb: ce qui a pour conséquence de sortir son fusil et tuer douze personnes et en blesser quelques autres...il est fou; logique puisqu'il est psychiatre...c'est du moins ce qu on lit ici ou là, la litanie du bons sens populaire reprend de plus belle...

    Certes nous sommes en Amérique, beau pays où tout est outré, même les troubles du comportement!

    En vérité, le perpétuel haro sur les psys devient insupportable; la pédagogie, l'information, la médiatisation portées jusqu'à la france d'en bas est quasiment pléthorique, mais toujours écoutée d'une oreille suspicieuse;

    Et que dire de ces sérials killers, de ces violeurs récidivistes et autres psychopathes, qui sortent de prison avec l'assentiment des experts? preuve que leur inconscience frise la folie;

    La psychologie des métiers existe, et on n'est certes pas psychiatre par hasard, on n'en est pas fou pour autant!

    La psychiatrie française est à la pointe de la nosographie des maladies mentales affinée sans cesse: mais, il faut savoir que même le plus compétent des spécialistes, est incapable de prétendre prévoir la réaction d'un cerveau dérangé, ou alors c'est un charlatan...ce qui ne manque pas dans la profession!

    On se doit de déplorer la diminution du choix de la spécialité dans les futurs numérus clausus; oui, on va manquer sérieusement de psychiatres dans les prochaines décennies, et c'est fort regrettable, n'en déplaise aux détracteurs et autres néophytes...heureusement qu'il y a de nombreux chirurgiens: les sauveurs de vies...imaginez un chirugien fou? avec tous ces instruments dangereux qu'il tripote à longueur de bloc...horreur!

    Mais la folie a toujours fait peur et ce qui fait peur est condamné d'avance: air connu...et il faut bien avouer que l'exercice de la profession ne produit pas d'effets immédiats tant la complexité des pathologies est lourde.

    Et Radovan karadzic, ce sanguinaire responsable d'un génocide de 8000 mulsulmans, il était bien psychiatre? objectera-t-on; oui et certainement schizophrène parano, ou grand pervers ou les deux: exception n'est pas la règle; les psychiatres ont toujours été les sages de la médecine; de l'antiquité à nos jours, on a toujours respecté et pris en charge les "insensés";

     Il y a fou Et fou; "qui cache son fou meurt sans joie" a écrit Henri Michaud; la vraie folie se soigne, mais nobody's perfect...

     

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