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Mon fils, mon amour...

Une mère, on en n'a qu'une; ça se dit maman, Ma-Man; deux petites syllabes qui traduisent tout: le ventre, le sein, la tétine, les couches, deux syllabes prononcées avec une éternelle douceur; on appelle sa mère au seuil de la mort, même quand on ne l'a pas connue.

Sept ans; sept longues années que Vincent est plongé dans une torpeur profonde; tétraplégique, végétatif, branché comme une centrale nucléaire...

Sept ans de guéguerre, de comités d'éthiques, en colloques de spécialistes de la spécialité de la fin de vie; Loi Léonetti ou pas, les avis seront toujours partagés; et Dieu dans tout ça?

Belle lurette qu'il ne se fait plus d'illusions sur l'engeance qu'il a créée...

Haines et luttes vaines: la famille est détruite; la famille, qui décidément, sera toujours le creuset de toutes les névroses.

Mais le verdict vient enfin de tomber;

La cour a tranché, elle donne raison au monde médical, celui-là même que madame mère combat depuis toujours...du même coup, la guerre est repartie.

Ce n'est pas que les mandarins soient intouchables, il s'agit surtout de l'objectivité d'une mère...

Ecoutons cette mère évidemment souffrante;

 "A chaque fois que je vais rendre visite à Vincent, au son de ma voix, son sourcil se soulève, et sa bouche s'entrouve"...

Bien sûr, chère madame: et si sa bouche était le rictus permanent de son handicap majeur, qui, de toutes façons, laisserait d'irrémédiables séquelles?

Alors pour colorier ses insomnies, responsables de cette réelle douleur, maman a écrit un bouquin, mise en page par un nègre, car l'écriture n'est pas un don universel;

Un livre à l'intention d'un public "pro-vie" à tout prix, les Civitas des légumes perfusés...

"Mon mari et moi pensons que"...mais non madame, votre mari ne pense pas; vous lui avez ravi ses pensées, et coupé la parole; castration, quand tu nous tiens...

C'est vrai que Vincent, infirmier en psychiatrie, n'a pas eu cinq minutes de lucidité depuis sept ans, pour suggérer quelques bonnes pistes inhérentes à la névrose de sa chère maman...encore heureux qu'il n'était(...) pas gay.

Faut avoir vu madame sur le plateau de "C à Vous", petit collier de perles et bouche pincée, pour la promo de son livre: " je respecte les idées de ma belle-fille"(sic); le même rictus aux lèvres que son fils, sa déchirure...

Alors les gars, vous qui êtes flanqués d'une mère quelque peu envahissante, hâtez-vous d'écrire vos dernières volontés, et le choix des organes à donner, avant qu'il soit trop tard...

Le cas Vincent Lambert a fait jurisprudence; plus de risques de bouquins maternels, la morale suffira...

Espérons qu'ici, les droits d'auteur permettront d'offrir une belle sépulture à Vincent;

Au Panthéon de l'égoïsme.

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