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Le donneur de bain.

"Le donneur de bain"; la nouvelle pièce d'une auteure canadienne Dorine Hollier, au théâtre Marigny...

Au dix-neuvième siècle, les bourgeois s'ennuyaient et avaient recours au service d'un donneur de bain qui armé d'une clochette, qui apostrophait la foule dans les rues comme un rémouleur; il donnait des bains avec des huiles et des onguents, prétexte à toutes sortes de "confidences"...

Une belle idée et...un ennui mortel qui va durer plus de deux heures! les fauteuils clairsemés claquent un peu avant la fin..

On aurait aimé que l'auteure fasse une recherche srtictement historique, ce qui aurait pu être très intéressant; (on pense à la jolie pièce de Michel Lengliney "Etat critique" ).

Au lieu de ce salmigondis bavard et redondant sur une soi disant étude philosophi-analytico prétentieuse, où le public attend qu'il se passe quelque chose;

La solitude, cette différenciation humaine, morpho-psycho cocacolesque: la femme, par qui le maheur arrive, maman et putain: ! comme c'est nouveau! tout est dit après une demi-heure de spectacle!une heure et demie plus tard, on n'a pas compris les intentions de l'auteure...

La mise en scène de Dan Jemmett, habitué de la salle Richelieu, alourdit encore (mais quelle mise en scène avec un tel texte?) sur un manège qui tourne avec une musique de limonaire; avec le crise dans le monde du théâtre, on se demande comment un privé peut se permettre un décor aussi coûteux...une tournette hydrolique!

On pense à "la ronde" la pièce de Schintzler, portée au cinéma par Max Ophuls...

Quant aux acteurs, ils sont tous mal à l'aise, à l'exception de Bruno Wolkowitch barbouillé de blanc; la jolie Barbara Schulz crie, s'agite, ne parvient pas à intéresser...et ce grand comédien, Charles Berling en donneur de bain, misanthrope impuissant, reste en dehors du rôle, il s'ennuie et cela se voit; le malheureux Alain Pralon: trente ans de comédie française pour venir aboyer ici! 

Oui, seul Bruno Wolkowitch parvient à émouvoir et donner de l'épaisseur à son personnage, cobaye de son propre laboratoire, pauvre Quasimodo trahit par une Esmeralda perverse.

Une pièce noire qui finit par un "je vous aime": c'est très insuffisant!

Un spectacle pour subventionné, là où on se rend pour être plus intelligent en sortant...

Une première pièce éreintée par la critique( un tollé au masque et la plume); une première pièce mais sans doute pas la dernière...

Commentaires

  • Je trouve cette critique bien âcre et difficile! J'ai vu, et adorée la pièce, la salle était remplie et les spectateurs ravis de leur soirée d'après les commentaires entendus lorsque la lumière s'est rallumée...

  • C'est l'effet "domino", tous les critiques se copient les uns les autres.. Je n'ai pas vu le temps passer, j'ai été divertie, je me suis complètement oubliée pendant deux heures et plus. Remarquable!!!

  • Une pièce de grande qualité.

    Le texte est à la hauteur d'une distribution remarquable.

    Le comédiens sont généreux et sont 'habités" par les personnages qu'ils incarnent.

Les commentaires sont fermés.

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